Sortie du 16 février 2026 au Mont Valérien et aux archives départementales : 302
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La classe défense 302 a bénéficié, dans le cadre du parcours mémoriel, d’une excellente visite, fort instructive, d’un grand lieu de mémoire consacré à la Résistance, le Mont Valérien. La guide a d’abord rappelé l’historique du fort (fondé en 1843 dans le cadre des fortifications de Paris), puis son utilisation par les Nazis pour fusiller les résistants, les opposants politiques (souvent communistes en l’occurrence) et les otages (dans le cadre de la politique des otages qui consistait à arrêter au hasard des citoyens et de les exécuter en représailles contre les actions de la résistance) : plus de mille victimes ont été dénombrées entre 1941 et 1944. Nous avons suivi le parcours des fusillés jusqu’au site d’exécution, nous avons vu la chapelle où les victimes du nazisme attendaient leur exécution, ainsi que le monument aux fusillés (« cloche commémorative ») sur laquelle se trouvent inscrits les noms des victimes, comme les Kirschen, Estienne d’Orves… La guide nous a parlé de l’affiche rouge et du groupe Manouchian, et de la politique de propagande nazie contre la Résistance. Nous avons évoqué des cas d’Allemands qui contestaient la politique nazie, comme l’abbé Franz Stock qui offrait un soutien spirituel aux fusillés et a tenu un journal de toutes les victimes rencontrées afin que les familles aient une trace de leurs derniers moments, ou comme Clemens Rüther qui a pris, au péril de sa vie, trois photos des exécutions, en particulier du groupe Manouchian. Nous avons terminé la visite par les sites de commémoration, en particulier le mémorial de la France combattante, et ses 17 cénotaphes abritant les derniers compagnons de la Libération, et la croix de Lorraine monumentale à l’entrée et une flamme de la résistance qui ne s’éteint jamais, en parallèle à la flamme située sous l’Arc de Triomphe. Une réflexion intéressante sur la mémoire a été donnée autour de la stèle aux fusillés, qui augmente le nombre de fusillés à 4500, n’évoque que les résistants, dans le contexte d’immédiat après guerre où l’on essaie de construire une mémoire de la France résistante, ainsi qu’autour du mémorial de la France combattante (15 corps de soldats, résistants, de troupes coloniales, de femmes… pour commémorer le souvenir des combattants de la guerre dans leur diversité ; un 16e est choisi pour les combats dans le Pacifique ; le 17e est le dernier compagnon de la Libération, Hubert Germain ; monument représentant une flamme contenant symboliquement des cendres et de la terre des camps de concentration et de mise à mort).
La visite a été particulièrement enrichie ensuite par notre passage aux archives départementales. L’archiviste nous a présenté les grandes missions des dépôts d’archives et de la conservation du patrimoine (collecter, classer, conserver et communiquer), nous a rappelé la nature variée des archives et l’importance des collections rassemblées aux archives départementales. Les élèves ont ensuite travaillé sur des lettres de résistants et d’otages du Mont Valérien, rédigées peu de temps avant leur exécution, observant souvent leur jeune âge, leurs dernières pensées pour leurs familles, leur engagement pour la défense des droits de l’homme et des valeurs républicaines. Nous avons pu observer un exemplaire de l’Affiche rouge, et des lettres authentiques. Cette visite, fort enrichissante, a permis de compléter le sens déjà donné par la découverte du Mont Valérien, et d’éclairer d’autant plus la question de la France dans la Seconde Guerre mondiale à travers des exemples précis.
Les élèves ont pu échanger tout au long de la visite avec le SGT Valdant et le SLT Ciavatta, qui étaient venus de l’escadron Parisis pour nous accompagner : grand merci à eux également.
Sortie accompagnée par M. Boulanger, M. Brisset, le SGT Valdant et le SLT Ciavatta de la BA 107
Voir en ligne : Archives départementales 92
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